Le contenu de marque comme lien indispensable de la relation client

30 avril 2020

Pour Julie Dardour, vice-présidente de la branche française de la Branded Content Marketing Association (BCMA), le contenu de marque doit être mieux présenté et surtout mieux compris.

Julie Dardour ©VBiard

C’est pour le site web Digital CMO que j’ai interviewé Julie Dardour. Encore récemment global digital manager marketing de la marque Lancaster, elle est vice-présidente de la BCMA, association créée il y a une quinzaine d’années à Londres et dont la branche française a été lancée il y a deux ans.
La BCMA affiche trois ambitions : analyser, promouvoir et faire comprendre le content marketing ; échanger sur le content marketing et ses acteurs ; créer une formation certifiée content marketing.

Mais surtout l’association BCMA souhaite développer un outil de mesure de l’efficacité du brand content en collaboration avec la société d’études de marché Ipsos Mori. Bien qu’indispensable et utilisé quasiment sur tous les supports numériques, le contenu de marque souffre de ne pas disposer d’indicateurs de performance suffisamment établis et surtout reconnus par tous les acteurs du marché. Pour un producteur de contenu, il n’est pas toujours simple de valoriser une production de contenu à moyen terme quand les marques veulent un retour sur investissement rapide.

« Un des grands KPI aujourd’hui est l’audience. Le brand content s’inscrit dans une optique durable même si construire un programme de brand content pour un effet immédiat de ventes plairait à beaucoup… Créer et développer une audience engagée avec la marque pour travailler sur les consommateurs à venir ou les fidéliser est un levier très important » explique Julie Dardour dans l’interview accordée à Digital CMO.

La crise du Covid-19 retarde le projet de la BCMA mais cette crise valorisera le contenu de marque selon Julie Dardour. Les marques devront renforcer leur relation client dans un contexte de gravité avec du contenu éditorial responsable. Et puis plus prosaïquement, comme les consommateurs pourront moins toucher les produits « il y aura notamment un travail sur les fiches produits des marques et des retailers qu’il faudra étoffer » prévoit Julie Dardour.