• Restons en contact

    Facebook de Cairn Communication - Vincent Biard Twitter Cairn Communication Flux RSS de Cairn Communication
  • Abonnez-vous à notre newsletter

  • A propos de l’auteur

    Portrait de Vincent BiardTravaillant pour la Presse et dans la communication depuis vingt ans, Vincent Biard est aujourd’hui journaliste pour la presse territoriale et économique. Il réalise également des prestations liées à l’internet et aux réseaux sociaux, des formations et des missions de conseil en communication. Il rédige aussi des articles sur ce blog, consacré à la presse territoriale, aux médias numériques et au développement économique du Pays basque et du bassin de l’Adour. Continuer la lecture →

Une troisième génération de robots Kompaï enfantée à Bidart

Publié le 15 juillet 2017

Vincent Dupourqué ©V.Biard

Vincent Dupourqué et sa société KOMPAÏ robotics développent ce modèle de robot d’aide à la personne. Un partenariat avec le groupe Korian, leader européen des maisons de retraite médicalisées devrait consolider le projet Kompaï qui ambitionne de baisser ses tarifs et s’adapter au travail des équipes médicales.

Il s‘appelle Kompaï, mesure 1,30 m pour 45 kilos et sa mission sera d’accompagner bientôt la vie quotidienne de nos seniors. Kompaï est un robot à forme humanoïde doté d’une intelligence artificielle. Equipé de capteurs, il peut analyser une pièce pour y repérer les obstacles afin d’assister une personne dans ses déplacements en l’aidant même à marcher puisqu’il est équipé d’une barre de soutien. Kompaï est également équipé de caméras et de micros permettant la communication (oui, il parle) avec la personne qu’il aide, son entourage familial mais aussi avec l’équipe médicale. Ce robot peut en effet alerter l’équipe de soins s’il détecte une anomalie dans le comportement de la personne qu’il escorte.

Comme Kompaï est un ordinateur programmable, il réveille le matin, rappelle les rendez-vous de la journée, apporte éventuellement des médicaments, suggère de téléphoner à ses amis ou propose de prendre l’air puisqu’il reçoit la météo. Toutes ces fonctions sont évidement paramétrées spécifiquement selon les besoins de la personne dont Kompaï à la charge. Grâce à son écran tactile large et lisible, Kompaï communique facilement avec une personne âgée. C’est sur la technopole Izarbel de Bidart qu’a été conçue la première version de Kompaï lancée en 2009 suivie d’une deuxième version (fabriquée à une trentaine d’exemplaire) présentée en 2016.

1,30 m pour 45 kilos d’intelligence artificielle. ©V.Biard

Innovation mondiale

« Kompaï est l’aboutissement de plusieurs années de recherches avec des partenaires scientifiques et médicaux » expliquait Vincent Dupourqué -son papa- en 2010. Chercheur pour l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) de Paris, il travaillait sur des projets de robots à destination des personnes handicapées quand il créa la start-up Robosoft en 1985. Il s’installa à la Technopole Izarbel de Bidart en 1995 pour y développer cette entreprise innovante. Comptant jusqu’à une trentaine d’employés, la société Robosoft concevait des robots de toute sorte : du véhicule de transport sans pilote pour parcs d’attractions au robot laveur de vitre de la pyramide du Louvre. Mais c’est avec le robot Kompaï que la société acquerra une notoriété internationale symbolisée par de prestigieuses distinctions.

Le rachat par un investisseur français et le transfert des activités de Robosoft vers Toulouse mena à la liquidation judiciaire de Robosoft en avril 2017. « J’avais cessé mes activités avec Robosoft en 2015 mais j’étais actionnaire minoritaire. J’ai racheté les actifs de Kompaï avant la mise en liquidation » relate Vincent Dupourqué qui limite sa communication sur ce dossier visiblement pas totalement soldé… En juillet 2016, il a créé la société KOMPAÏ robotics à Bidart pour se consacrer uniquement au développement du robot Kompaï.

Réduire le tarif

C’est donc une petite équipe de cinq ingénieurs qui travaille actuellement à la troisième version de Kompaï. L’objectif est d’en baisser le tarif actuel « aux alentours des 20-25 000 euros, indique Vincent Dupourqué, pour une mise sur le marché d’ici deux ans à un tarif de 5 000 euros ». Un partenariat est engagé avec le groupe français Korian, fort de 710 résidences médicalisées et maisons de retraite (dont 365 en France) en Europe. « Nous visons dans un premier temps le marché des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) avec Kompaï positionné comme outil pour le personnel.»

Des réflexions sont à mener pour faire évoluer les organisations » On l’aura compris : introduire un robot -même à la bouille sympathique- au sein d’équipes humaines demande de la diplomatie. Les technologies les plus récentes d’intelligences artificielles notamment sur le plan conversationnel vont être intégrées. Le développement de Kompaï passera inévitablement par l’arrivée d’investisseurs, c’est la règle pour une jeune société innovante comme KOMPAÏ robotics.

Site web : https://kompai.com

Article initialement publié dans La Semaine du Pays Basque n°1231 du 09 juin 2017.

Ce contenu a été publié dans Le Blog de Vincent Biard. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Retour en haut de page