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    Portrait de Vincent BiardTravaillant pour la Presse et dans la communication depuis vingt ans, Vincent Biard est aujourd’hui journaliste pour la presse territoriale et économique. Il réalise également des prestations liées à l’internet et aux réseaux sociaux, des formations et des missions de conseil en communication. Il rédige aussi des articles sur ce blog, consacré à la presse territoriale, aux médias numériques et au développement économique du Pays basque et du bassin de l’Adour. Continuer la lecture →

Réflexions facebookiennes

Publié le 11 janvier 2014

L’usage quotidien de Facebook lié à la multiplication d’« amis » fournit une masse d’informations prodigieuses à l’internaute lambda. C’est La Comédie humaine de Balzac version 2.0 et c’est aussi la preuve que les plus célèbres maximes de Michel Audiard sont éternelles, si vous voyez ce que je veux dire.

cestpapassquonarienadireC’était quand même étrange de parler de soi à la troisième personne. Sur Facebook, comme beaucoup d’autres, je l’ai fait, pour ma part jusqu’à l’été 2011. En général, parler de soi à la troisième personne traduit un problème d’égo ou une immaturité puérile cependant courante chez les très jeunes enfants. C’est ce que doivent conclure les psys… Parler de soi à la troisième personne peut être aussi une forme d’humour ou une façon de s’exprimer quand sa fonction (Président, artiste) est quasi sacrée.

Quoiqu’il en soit, parler de soi à la troisième personne crée de la confusion chez vos interlocuteurs. Et si cet usage facebookien, aujourd’hui disparu, était finalement cohérent ? Vu que certains animent leur compte personnel Facebook comme si’il s’agissait d’un produit ou d’une marque, autant assumer son personal branding.

Allez, j’avoue, moi aussi, j’ai déjà effacé une publication d’un tiers postée sur mon mur facebook. Une publicité intrusive, une blague lourde ou un message trop personnel sont susceptibles d’être logiquement supprimés, c’est l’usage.
J’ai pour principe de ne pas faire de politique sur Facebook mais je suis avec attention les débats qui s’y déroulent. J’avoue être amusé par la censure effectuée par ceux (surtout quand ils se réclament de la gauche libertaire) qui ne veulent finalement dialoguer qu’avec des gens d’accord avec eux. Les suppressions discrètes de commentaires a posteriori sont dignes des meilleurs moments de la censure stalinienne.
Bon, ceci dit, encore un paradoxe de FaceBook où l’on se fait des « amis » que l’on ne connait pas en réalité et qui, d’un coup, se révèlent d’insupportables trolls. La censure est alors salutaire.

De quoi parle-t-on sur FaceBook ? On partage des nouvelles de sa famille et de ses amis. On présente ses goûts et ses passions. On exprime ses sentiments, ses émotions, ses coups de cœur et ses coups de gueule. On y fait aussi la promotion de son activité professionnelle, de ses compétences ou de son intelligence. Publier des photos de chatons légendées « La tendresse, c’est important » est assez niais. Certaines analyses politiques, réflexions philosophique ou simples avis sont parfois pires.

« C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule » : FaceBook célèbre chaque jour cet adage, titre d’un film de 1975 aux dialogues signés Michel Audiard. Tous ces avis différents, ces informations que la Presse ne peut produire, ces maladresses attendrissantes, ces témoignages parfois poignants, c’est La Comédie humaine de Balzac version 2.0 et je ne m’en lasse pas encore.

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