• Restons en contact

    Facebook de Cairn Communication - Vincent Biard Twitter Cairn Communication Flux RSS de Cairn Communication
  • Abonnez-vous à notre newsletter

  • A propos de l’auteur

    Portrait de Vincent BiardTravaillant pour la Presse et dans la communication depuis vingt ans, Vincent Biard est aujourd’hui journaliste pour la presse territoriale et économique. Il réalise également des prestations liées à l’internet et aux réseaux sociaux, des formations et des missions de conseil en communication. Il rédige aussi des articles sur ce blog, consacré à la presse territoriale, aux médias numériques et au développement économique du Pays basque et du bassin de l’Adour. Continuer la lecture →

Egocratie biarrotte

Publié le 26 février 2015

Phare-de-Biarritz-cairn-communicationBiarritz étant un peu le Monaco de notre Côte basque, la vie mondaine et l’actualité politique y sont forcément observées. Avec les prochaines élections départementales (22 et 29 mars 2015), la Droite biarrote offre actuellement au mundillo politique local des joutes éloquentes du point de vue de la politique 2.0.

C’est en effet sur les réseaux sociaux que s’expriment les différents protagonistes. Max Brisson, secrétaire départemental de l’UMP, conseiller général sortant du canton de Biarritz Ouest, affronte deux candidatures dissidentes de la famille UMP sur le canton de Biarritz (qui regroupe dorénavant les cantons de Biarritz Ouest et Est) où il est officiellement investi par son parti. Max et les ferrailleurs en feuilleton quotidien sur le web, lu par tous, relayé par la Presse, commenté par le mundillo.

FaceBook, espace de communication privilégié des candidats biarrots, est témoin -et acteur- d’un bouleversement des hiérarchies politiques. La transversalité d’internet permet à chacun de communiquer directement avec des élus ou des cadres de partis mais aussi de se fédérer entre militants. Cette proximité offerte par le web s’accompagne d’un accès à tous types d’informations numériques (médias, blogs, archives) permettant d’argumenter. Internet est un média instantané. Pas de recul, pas d’analyse, les risques de publier des propos excessifs et regrettables sont importants et on le voit bien avec ces joutes biarrottes constituées de débats animés, certes savoureux pour les observateurs, mais contre-productifs pour un mouvement politique.

De nouvelles règles en politique ? 

Ce chambardement des hiérarchies, assurément profitable au dialogue démocratique, incite-t-il les responsables politiques à s’ouvrir et à reconnaître davantage les forces militantes ? Ce n’est visiblement pas l’avis des dissidents biarrots. Ce que des militants considèrent comme des comportements autistes, des arrangements entre amis ou des décisions autocratiques ne seraient plus acceptés. Les engagements et les promesses -dès lors qu’ils sont publics- ne sont plus oubliés car archivés sur le web. Ce sont peut-être là des nouvelles règles en politique qu’instaurent les réseaux sociaux et l’Internet.

On peut également s’interroger sur les limites du militantisme numérique. L’e-militant qui like et partage des publications s’engage-t-il autant que le militant de terrain qui affiche et distribue des tracts ? Quelle légitimité pour ces e-militants toujours d’accord entre eux mais ne convaincant personne d’autre ? Quelle valeur pour l’activisme virtuel comparé à des décennies de militantisme politique ou de mandats électoraux ? Tout ne se vaut peut-être pas.

Etonnante égocratie amplifiée par les réseaux sociaux et l’internet. Des militants veulent être écoutés (ou reconnus) et leur parole doit être prise en compte malgré leur inexpérience politique ou leur ignorance de l’administration des collectivités territoriales. Dans notre système politique, l’idéologie, la stratégie électorale et l’exercice du mandat sont des choses bien différentes, c’est comme ça. Ce qui est également étonnant, c’est de constater que cette remise en question des hiérarchies, de l’autorité mais aussi du savoir n’est pas sans rappeler la culture du doute et du complotisme développés sur internet. Oui, vraiment, le web 2.0  bouleverse la politique.

 

Ce contenu a été publié dans Le Blog de Vincent Biard. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Commentaires

Une réponse à Egocratie biarrotte

  1. Pleimelding dit :

    Interessant mais nous manquons de recul sur l’impact des reseaux sociaux sur la campagne !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Retour en haut de page